Tuesday, September 12, 2006

Portuguese spleen – saudade portuguesa – Spleen portugais – melancolia portuguesa

Un si long titre pour ce deuxième anniversaire (si on peut le considérer comme tel) de mon arrivée au Portugal. Parti de Nantes le 11 septembre 2004, je suis arrivé dans la matinée du 12, un dimanche, en plein coeur d’un Porto aux prises avec un été caniculaire. En compagnie d’Hélène, j’ai fait mes premiers pas à Paranhos, à travers les couloirs de la fac ou encore le long du Douro.

Pour ne pas oublier cette belle époque, je me suis dit qu’il était de faire une chaîne de cartes postales. Étant à Londres pour le travail la semaine dernière j’en ai profité pour envoyer une carte à Sheila dont voici une copie…

Such a long title for this second anniversary (if anniversary at all) of  my arriving in Porto, Portugal. Some two years ago, I left Nantes on a rainy Saturday afternoon, the eleventh of september only to arrive twenty hours later in a sun-drenched Porto. Along with Helene, we set foot in Paranhos, wandered in the empty corridors of the university and strolled down the banks of the Douro.

Because I’m don’t want to forget – because I’m afraid to – I thought it was high time we’d kick start a postcard chain between old erasmus friends. While on a three-day meeting in London, I wrote the following one up and sent it to Sheila…


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Tuesday, June 13, 2006

Rapport d’échange académique

Voici près d’un an que j’ai quitté le Portugal. Pourtant tout semble comme si c’était hier que j’avais refermé derrière moi pour la dernière fois la porte de mon appartement au Campo 24 de Agosto.

Pour le compte de la région Rhône-Alpes, j’ai dû rédigé un rapport sur mon expérience portuense lequel rapport est désormais disponible en ligne. J’espère qu’il sera utile aux futurs étudiants souhaitant partir à Porto dans le cadre d’un échange. Il comprend notamment quelques adresses utiles ainsi qu’une liste d’endroits ou prendre un verre à la mode de Porto.

Les pages du rapport sont consultables dans l’album suivant en haute qualité. Un rapport pdf est également disponible.

 

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Friday, January 20, 2006

Le spleen des Portugais vingt ans après l’adhésion européenne

Dans le Monde du 21 janvier est paru un excellent article résumant la situation au Portugal. Cet article est de Marie-Claude Decamps.

Malgré le crachin et le froid, ils étaient plusieurs centaines à la Foire de Trofa, au nord de Porto, venus écouter l’ancien président de la République, le socialiste Mario Soares, qui se présente, dimanche 22 janvier, au premier tour de l’élection présidentielle face à son vieil adversaire, l’ex-premier ministre de droite, le professeur Anibal Cavaco Silva, crédité de plus de 20 points d’avance dans les sondages. Pourtant, en dépit des tambours assourdissants de l’orchestre et des slogans annonçant le retour à 81 ans de celui qui força l’adhésion “historique” de son pays à l’Europe, le 1er janvier 1986, l’ambiance était morose. Comme l’étaient les vendeurs de ces stands sinistrés de linge et de chaussures “made in Portugal”, vitrines de ces industries traditionnelles qui font vivre la région à 70 % et ont du mal à résister à la concurrence chinoise et aux délocalisations.

Au Portugal, on a vécu longtemps en politique sur le mythe de Don Sebastiao, le roi disparu au cours d’une bataille au XVIe siècle qui devait revenir pour tout sauver, confiait, ironique, Maria Joao Pedroso, qui s’est reconvertie dans la poterie après la faillite de son entreprise de chaussure. C’est fini, on ne croit plus au sauveur, la crise rend réaliste : Soares est respectable mais appartient au passé, qu’il se contente de donner son nom à des stades ou à des supermarchés. Que Cavaco, qui est un économiste et a géré les bonnes années (1985-1995), montre s’il sait gérer les mauvaises. Regardez les journaux, nous sommes au fond du gouffre !”

Ce matin-là, la presse rendait compte d’une enquête expliquant que le Portugal est le pays le plus pauvre de l’Europe des 15 avec 20 % de la population vivant avec moins de 350 euros par mois. Pour la sixième année consécutive, en 2006, le Portugal sera au-dessous de la moyenne européenne, avec 0,8 % de croissance. Il n’en fallait pas plus pour que la campagne électorale, qui coïncide avec le 20e anniversaire de l’adhésion européenne, ne tourne au spleen collectif et au bilan.

Ce bilan, quel est-il ? “Quinze ans de rapprochement avec l’Europe et cinq ans de stagnation”, titrait le quotidien Publico, rappelant qu’entre 1985 et 2004 le PIB per capita du Portugal est passé de 53 % de la moyenne européenne à 76 %. Les années 1980-1990 seront celles du “bon élève portugais” qui grâce à la manne des fonds européens construisait des autoroutes et attirait les investisseurs par sa main-d’oeuvre à bas coût, tandis que la baisse des taux d’intérêts induite par la marche vers l’euro dopait l’économie. Les pays de l’Est faisaient le voyage à Lisbonne pour apprendre à préparer l’avenir.

Avec le ralentissement de 2001, tout a basculé. L’Espagne jusque-là jumelée au Portugal décollait, le Portugal perdait pied. Sergio Figueiredo, directeur du Jornal de Negocios le raconte : “Il y a vingt ans on savait où on était : à la table européenne, mais au bout, en concurrence avec les Grecs. En 98, avec l’Exposition universelle à Lisbonne et la croissance, on se sentait des ailes. A présent on paye le prix de l’entrée dans l’euro et de l’ouverture des marchés : nous sommes coincés, en compétition avec le Maroc et le Pakistan. Victimes de l’UE ? Non, de nous-mêmes.”

Le diagnostic est unanime. Les gouvernements successifs, notamment celui du socialiste Antonio Guterres qui a démissionné en 2001, ont laissé filer les dépenses publiques au moment où le “modèle portugais” était dépassé. Les déficits publics sont à 4,2 % cette année-là, le Portugal est le premier à violer le pacte de stabilité. Le centriste José Manuel Barroso tenta de redresser la barre, gelant les salaires publics et usant de recettes extraordinaires mais il ne s’est pas attaqué au monstre de l’administration (730 000 fonctionnaires), à l’économie parallèle (un cinquième du PIB) ou au code du travail hérité de la révolution.

“L’ANNÉE DE VÉRITÉ”

En arrivant au pouvoir, en mars 2005, le premier ministre socialiste José Socrates a promis un “choc technologique” fondé sur la formation et la recherche pour relancer la compétitivité. Les fonds européens (2 % du PIB) sont garantis jusqu’en 2013 et Lisbonne a obtenu à Bruxelles trois ans pour ramener le déficit public (6,2 % du PIB pour 2005) sous la barre des 3 %. Une tâche difficile.

“2006 sera l’année de vérité : celle des ajustements douloureux de l’économie. Espérons que la pluie des fonds européens qui va continuer ne créera pas l’illusion que nous pouvons éviter ce choc”, met en garde Publico. ” Notre classe politique n’a jamais su se mettre d’accord sur des choix stratégiques à long terme, explique Joao Proença, le secrétaire général du syndicat UGT, proche des socialistes.

Pour d’autres, le mal portugais c’est le manque d’audace. “En Espagne le socialiste Gonzalez a été visionnaire : dans les années 80 il a mené la restructuration industrielle avec un prix lourd à payer, 25 % de chômage et trois grèves générales. Après lui, le conservateur Aznar a continué, commente l’ex-ministre des finances de centre droit, Antonio Bagao Felix. Ici, Cavaco Silva a été bien pendant dix ans mais n’a pas changé l’administration devenue pléthorique. Quant à Guterres, il a été le premier ministre du développement mais a augmenté les dépenses publiques. A présent Socrates plaide pour l’austérité, revoit l’allocation-chômage, touche aux avantages des fonctionnaires mais annonce des projets dispendieux comme un nouvel aéroport et des TGV. Les signaux sont confus.”

Le Portugal survivra-t-il après 2013 ? s’interroge l’essayiste Miguel Sousa Tavares. De Chypre à l’Irlande, de la Méditerranée à la mer du Nord, personne n’a fait les choses aussi mal que nous… Après vingt ans d’aides, nous recevons l’argent et nous ne faisons rien : quelques kilomètres d’autoroutes, quelques fraudes agricoles…” Et de conclure : “Si Bruxelles nous laissait à nous-mêmes, il y aurait du sang, de la sueur et des larmes, mais qui sait si à la fin nous ne trouverions pas un reste d’orgueil et de combativité pour survivre…”

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Thursday, January 5, 2006

Retour à Porto – Regresso ao Porto

J’ai eu la chance et l’occasion de retourner à Porto dans le cadre de ma soutenance de PFE (projet de fin d’études). Ce fut l’occasion de revoir amis et lieux. Dois-je préciser que c’était un weekend (de 5 jours) bien agréable, que le cafard de l’an passé m’a bien sûr hanté tout du long, et que nous sommes retournés dans les caves des vins de Porto…

Quelques photos ici…

A ponte / le pont D. Luis
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Saturday, July 30, 2005

De quoi se tirer les cheveux

Et voici l’erreur que j’ai faite et que Claudio doit subir. On a tellement ri qu’on en avait les larmes aux yeux…

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Coupe du millionnaire

A millionaire's haircut - la coupe du millionnaire
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Monday, July 25, 2005

Fenêtres



Vue sur la junta de freguesia (maire de quartier) de Bonfim depuis ma chambre, au Campo 24 de Agosto.
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Friday, July 15, 2005

En passant par Boavista

Un petit clin d’oeil de la ville… Ceci est l’une de mes places préférées, et également un de mes passages obligés le matin. Mon lieu de travail se trouve à deux pas de là.

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Saturday, June 25, 2005

Fête aux Canaries

Petit tour à la Ribeira, au metro bar et fête chez Sheila. Adieu à Nerea.
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Friday, June 24, 2005

Une journée calme

Départ des Brésiliennes, mon anniversaire bis…
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